Luc geiger : comment transformer vos blocages en moteurs de réussite

Vous avez déjà eu cette impression : quelque chose vous retient, invisible mais bien réel — un nœud dans la gorge quand il faut parler, une paralysie avant de cliquer “envoyer”, une procrastination qui grignote vos jours. Ça énerve, ça fatigue, et souvent vous vous dites : « Pourquoi moi ? » C’est normal. C’est humain. Et ce n’est pas une fatalité.

Ce qui bloque n’est pas une tare, c’est une information. Un caillou dans la chaussure qui vous demande d’ajuster votre pas. Pour beaucoup, le blocage ressemble à un frein; pour ceux qui apprennent à l’écouter, il devient moteur. On va regarder ensemble comment Luc Geiger — personnage représentatif d’un parcours qu’on rencontre souvent — a transformé ses freins en énergie utile. Vous verrez des étapes concrètes, des exercices simples, des exemples palpables et des contre-intuitions qui font bouger.

Je partage ici des approches issues du coaching et d’observations terrain, sans promesse miraculeuse mais avec des choses qui fonctionnent quand on s’y tient. Prêt à sortir du cercle de l’auto-sabotage et à convertir la résistance en traction ? On y va.

Pourquoi ce sujet est essentiel

Les blocages ne sont pas seulement des obstacles psychologiques : ce sont des signaux, des économies d’énergie mal orientées, des histoires anciennes qui tournent en boucle. Si vous les laissez en l’état, ils volent votre temps, votre énergie, votre confiance. Si vous les traitez mal, ils s’infiltrent dans vos décisions et biaisent tout.

Le renversement, contre-intuitif mais fondamental : plus on force pour faire disparaître un blocage, plus il résiste. Tenter de l’ignorer, l’étouffer ou le convaincre par la seule volonté, c’est comme essayer d’arracher une plante à racines profondes sans regarder pourquoi elle tenait là. À l’inverse, l’écouter, la comprendre, tester et réorienter son énergie, c’est la transformer en appui.

Prenons un cas concret : Luc Geiger, cadre dans une entreprise en croissance, évitait systématiquement les présentations devant un grand groupe. Sensation : vertige, gorge sèche, la pensée qu’on allait le juger. Avec le temps, ses opportunités de progression ont reculé. Ce blocage lui parlait : « Tu risques la honte. Reste petit, c’est plus sûr. » Mais il parlait aussi d’un besoin non satisfait : compétence, clarté, sécurité. Quand on change la lecture, on change la réponse.

Ce sujet est essentiel parce qu’il agit à la racine : changer votre relation aux blocages change la trajectoire entière. C’est moins spectaculaire que la motivation du dimanche, mais plus durable.

Les clés pour aller mieux / progresser

Voici cinq clés claires, testées et ajustables, pour transformer vos blocages en véritables moteurs de réussite. Pour chaque clé : explication, exercice concret, exemple.

1) identifier la vraie nature du blocage : il cache souvent un besoin

Souvent, ce qui semble être un « défaut » est en réalité une stratégie de protection. La première clé : posez la question autrement — Qu’est-ce que cette peur protège ?

Exercice concret :

  • Écrivez : « Ce qui me retient, c’est… » puis demandez-vous cinq fois “Pourquoi ?” (la méthode des 5 pourquoi). À chaque réponse, cherchez une émotion ou un besoin (sécurité, appartenance, estime, contrôle).
  • Notez les images associées (souvenir d’une situation, sensation dans le corps).

Exemple (Luc) : À la seconde itération, il découvre que sa peur de parler en public renvoie à une humiliation scolaire où il avait été ridiculisé. Besoin sous-jacent : ne pas perdre la face, être compétent aux yeux des autres. Cette découverte change tout : l’objectif n’est plus « ne plus avoir peur », mais “me sentir suffisamment préparé pour ne pas reproduire l’humiliation”.

Contre-intuitif : ce n’est pas en luttant contre la peur que vous l’annihilez, mais en satisfaisant le besoin qu’elle protège.

2) accueillir l’émotion : écouter sans jugement, pour désamorcer

Le blocage s’exprime souvent dans le corps : poitrine serrée, souffle court, vertige. La deuxième clé est somatique : accueillir l’émotion plutôt que la repousser.

Exercice concret :

  • Donnez-vous 3 minutes pour ressentir l’émotion. Fermez les yeux, décrivez-la (intensité, couleur, forme), localisez-la dans le corps.
  • Pratiquez une respiration consciente : inspirez 4 temps, retenez 2, expirez 6. Répétez 6 fois.

Exemple (Luc) : Avant une répétition de présentation, il s’accorde 3 minutes pour sentir l’anxiété. Il nomme : « C’est de la peur », et constate que la tension baisse déjà. Il n’essaie pas de la faire disparaître, il la regarde; l’énergie devient gérable.

Contre-intuitif : rester avec l’intensité quelques instants l’affaiblit souvent plus que chercher à la fuir immédiatement.

3) réencadrer : transformer la menace en curiosité, l’échec en données

Changer le cadre mental d’un blocage est une méthode puissante. Au lieu de voir une situation comme un verdict, la voir comme une expérience à collecter.

Exercice concret :

  • Avant d’entrer dans la situation redoutée, écrivez une hypothèse simple : “Si je fais X, alors Y risque d’arriver.” Notez un petit critère de réussite et un critère d’apprentissage.
  • Après, notez 3 données : ce qui s’est passé, une donnée neutre, une leçon.

Exemple (Luc) : Il commence à considérer chaque prise de parole comme une « expérience de terrain ». Son objectif devient : obtenir une information utile (ex. : quel type de question m’embarrasse le plus ?), pas être parfait. Il ose des formats courts, collecte des retours et améliore.

Contre-intuitif : viser l’information et l’apprentissage enlève la pression de la performance et facilite l’action.

4) transformez l’énergie en mouvement : micro-actions et rituels

L’énergie bloquée a besoin d’un canal. Les micro-actions créent de la traction sans déclencher le sabot interne.

Exercice concret :

  • Décomposez l’action que vous évitez en tout petits pas (2 minutes → 10 minutes → 30 minutes).
  • Choisissez un rituel d’avant-action : 2 minutes de préparation, 1 checklist, une phrase d’ouverture préparée.

Exemple (Luc) : Au lieu de « préparer une présentation », il se fixe : écrire l’accroche pendant 10 minutes. Le rituel : café, trois respirations, relire l’accroche. Ce petit mécanisme rend le grand saut possible.

Contre-intuitif : ce n’est pas la volonté brute qui produit l’habitude, c’est la répétition de micro-victoires.

5) ancrer le changement par le récit et l’identité

Les blocages sont souvent alimentés par une histoire intérieure : « Je suis timide », « Je suis mauvais en public ». Pour durer, le changement doit toucher l’identité.

Exercice concret :

  • Rédigez une mini-histoire de vous dans 3 mois, après un petit succès : qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Comment vous sentez-vous ?
  • Répétez-la à voix haute 1 minute chaque matin pendant une semaine.

Exemple (Luc) : Il commence à se présenter mentalement comme « quelqu’un qui sait partager clairement ses idées ». Le récit modifie son ton, sa posture, ses choix. Les petites actions deviennent alignées avec cette identité.

Contre-intuitif : changer un mot que vous utilisez pour vous décrire peut modifier vos actions plus vite qu’un plan d’action détaillé.

Ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui

Voici des gestes simples et concrets à réaliser maintenant. Ils ne demandent pas de transformation radicale, juste de l’attention et un peu de constance. Essayez-en un, puis un autre.

  • Écrivez en une phrase : « Mon blocage principal est… » puis demandez-vous « que protège-t-il ? »
  • Prenez 3 minutes pour ressentir l’émotion associée (respiration lente, nommez la sensation).
  • Décomposez la tâche que vous redoutez en trois micro-actions réalisables aujourd’hui.
  • Testez une petite expérimentation : exposez-vous 10 minutes à l’élément qui vous pince, avec un objectif d’apprentissage.
  • Changez une phrase dans votre discours intérieur ce soir : remplacez « Je ne peux pas » par « Je peux essayer » pendant une semaine.
  • Identifiez une personne qui vous soutient et annoncez-lui votre petit objectif — la responsabilité aide.
  • Notez une victoire, même minuscule, chaque soir : la répétition crée le muscle.

Ces actions, mises bout à bout, font tomber la montagne pierre après pierre. Elles transforment l’inertie en trajectoire.

Des exemples concrets (cas vécus)

  • Luc Geiger (profil représentatif) : bloqué par la peur de la honte, il a appris à écouter son besoin de compétence, à se préparer en micro-étapes et à réécrire son récit. Après plusieurs petites expériences, il a accepté une présentation devant 50 personnes avec un sentiment de contrôle nouveau.
  • Sofia, entrepreneure : elle évitait le contact commercial par peur du rejet. En réencadrant le rejet comme information (et en se fixant 5 mini-appels par semaine), elle a réduit l’anxiété et augmenté son portefeuille clients.
  • Marc, salarié en reconversion : son blocage lié au perfectionnisme l’empêchait de postuler. En s’accordant le droit d’envoyer des candidatures imparfaites (critère d’apprentissage : quel retour j’obtiens ?), il a retrouvé du mouvement.

Chaque histoire diffère, mais la mécanique est la même : écoute — expérimentation — ancrage.

Les pièges à éviter

  • Vouloir tout résoudre d’un coup. Le réflexe du « tout ou rien » tue la pratique.
  • Chercher une solution magique. Il n’y a pas de bouton “désactiver la peur”.
  • Se comparer aux autres. Le parcours est personnel, pas un concours de vitesse.
  • Confondre compassion et complaisance. Accueillir n’est pas s’installer dans le blocage.

Un dernier point contre-intuitif : parfois, laisser un petit blocage en place peut être utile à court terme si ça protège un processus plus important. L’idée n’est pas d’éliminer toute résistance, mais de choisir celles qui servent et transformer celles qui sabotent.

Et maintenant : votre prochain pas vers la réussite

Vous vous dites peut-être en ce moment : « Oui, mais ça fait peur », ou « J’ai déjà essayé ». C’est une pensée normale. Vous pouvez la reconnaître sans la laisser décider. Imaginez-vous, juste après votre premier micro-pas : le cœur qui bat encore un peu plus vite, mais la tête claire, le petit sourire du soulagement. Imaginez-vous dans trois mois, avec plusieurs micro-actions accumulées, davantage de choix, moins de poids. Peut-être pensez-vous : « Et si ça ne marche pas ? » — ça aussi est une pensée valide. Tester, ajuster, recommencer, c’est le chemin.

Vous n’avez pas besoin d’être parfait ni d’avoir un grand plan. Vous avez besoin d’un pas faisable aujourd’hui. Chaque petite action démystifie le blocage. Chaque donnée collectée réécrit l’histoire. Chaque micro-victoire alimente la confiance en soi.

Rappelez-vous : le blocage se nourrit de silence et d’oubli. La clé, c’est la curiosité. Curiosité pour ce qui se passe, compassion pour la part blessée, rigueur pour les tests, constance pour l’ancrage. Vous allez sentir la différence : plus de clarté, plus d’élan, plus de liberté.

Allez-y. Faites ce petit geste que vous remettez toujours à demain. Osez la première expérience imparfaite. Célébrez-la. Et recommencez. Vous avez déjà commencé en lisant ces lignes — c’est une première impulsion. Si vous la transformez en action, vous aurez amorcé la traction qui change tout. Standing ovation intérieure : vous la méritez.

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